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Blog d’irrigation agricole au Maroc

Ce blog  d’information  spécialisé en irrigation s’adresse aux professionnels du monde agricole et parc et jardin, et à tous ceux dont l’objectif est d’économiser l’eau, ressource de plus en plus rare dans de nombreuses régions du Maroc.Vous découvrirez des articles, des reportages, des interviews, ainsi que les nouvelles de la profession. 

L’agriculture irriguée s’est imposée comme composante de l’économie nationale et régionale en tant que levier de production de richesses et de création d’emplois. En effet, l’agriculture irriguée au Maroc, bien qu’elle n’occupe que 15 % des superficies cultivées contribue à environ 45 % en moyenne de la valeur ajoutée agricole et intervient pour 75 % des exportations agricoles. Cette contribution est plus importante pendant les années de sècheresse où la production des zones Bour est sévèrement affectée. Durant la campagne 1994-1995, année sèche, cette contribution s’est par exemple située à 70% de cette valeur ajoutée.

Le secteur irrigué contribue en moyenne à hauteur de 99% pour la production de sucre, 82% pour les cultures maraîchères, 100% pour les agrumes, 75% pour les fourrages et 75% pour le lait. En outre, ce secteur assure près de 120 millions de journées de travail par an, soit environ 1 million 65 mille emplois dont 250 mille permanents. A cela il faut ajouter l’amélioration des revenus des agriculteurs qui, grâce à l’avènement de l’irrigation, ont été multipliés par 5 à 13 fois selon les périmètres, le désenclavement et l’accès aux autres services publics communaux comme l’eau potable, l’électrification, etc., ainsi que les retombées importantes à l’amont sur les secteurs des travaux publics, de l’industrie et des services, et à l’aval sur le secteur de l’agro-industrie.

Le poids du secteur de l’irrigation dans l’économie nationale est tel que la gestion rationnelle des infrastructures hydro-agricoles mérite une attention toute particulière.

En exécution des hautes directives de Sa Majesté Le Roi Mohammed VI, le département de l’Agriculture s’est investi dans la formulation d’une nouvelle stratégie de développement agricole qui devra nécessairement :

  • Imprimer au secteur agricole une dynamique d’évolution harmonieuse, équilibrée et évolutive qui tienne compte de ses spécificités ;
  • Exploiter les marges de progrès et valoriser au mieux les potentialités ;
  • Faire face aux nouveaux enjeux tout en préservant les équilibres sociaux et économiques ;
  • Accompagner la profonde mutation que connaît le système agro-alimentaire mondial.

La stratégie est articulée autour d’une approche globale qui couvre l’ensemble des acteurs selon leurs objectifs propres. Elle repose d’ailleurs sur deux piliers majeurs : l’agriculture moderne et solidaire.

L’objectif, concernant l’agriculture moderne, est de développer une agriculture performante, adaptée aux règles du marché, grâce à une nouvelle vague d’investissements privés, organisés autour de nouveaux modèles d’agrégation équitables.

Quant à l’agriculture solidaire, l’objectif est de développer une approche orientée vers la lutte contre la pauvreté, en augmentant de manière significative le revenu agricole des exploitants les plus fragiles, notamment dans les zones périphériques.

Parmi les impacts attendus de cette stratégie, on citera :

  • Un impact considérable sur la croissance, la mise à niveau et l’augmentation du revenu agricole comme moteur de lutte contre la pauvreté rurale, justifiant ainsi la mise en œuvre d’importants moyens financiers, institutionnels et managériaux ;
  • Une amélioration notoire du PIB Agricole, des exportations et des Investissements privés ;
  • Une lutte contre la pauvreté plus efficace et à plus grande échelle – à la fois dans les campagnes, mais aussi dans le périurbain défavorisé ;
  • Une nette amélioration du pouvoir d’achat et du rapport qualité/prix pour le consommateur marocain sur le marché national ;
  • Rééquilibrer sur le long terme le déficit de la balance alimentaire et sécuriser au maximum les échanges.